JE T’AI PAS DIT POUR MON BURN-OUT ?

JE T'AI PAS DIT ?

JE T’AI PAS DIT POUR MON BURN-OUT ?

MON AMI LE BURN-OUT M’A RENDU VISITE

C’est un ami envahissant le burn-out en plus… du style que tu invites pour l’apéro le vendredi soir et qui finit par squatter tout le week-end chez toi.

Chef de produit pour l’industrie pharmaceutique, le méchant « burn-out » m’est tombé dessus un beau matin de septembre et Maman ça m’a fait bobo

J’ai été complètement déstabilisée de ne plus pouvoir travailler du jour au lendemain. La culpabilité de laisser en plan l’entreprise dans laquelle je bossais, mes collègues qui étaient déjà surchargées de travail, mes clients étrangers chez qui je devais me rendre dans les prochaines semaines… bref, dur d’accepter ce truc que l’on traduit en français par « épuisement professionnel », mais visiblement, ça semble moins grave si on le dit en anglais.

Un peu comme le « baby blues ». Comme le dit très justement Florence Foresti « Je sais pas qui c’est qui a inventé ce terme, mais c’est un peu faible comme mot le ‘blues’. Oh nan, t’as pas le blues quand tu viens d’accoucher nan, Johnny lui il a le blues. Toi tu fais une dépression post-partum, t’as envie de te pendre dans la douche, tout simplement. Mais c’est pas joli comme mot ‘dépression’, c’est caca, c’est moche, ça fait peur. Donc ils ont cherché un mot un peu plus vendeur, un peu plus marketing. C’est joli ‘baby blues’, c’est mignon, on a presque envie de l’avoir ! Wouuuh I got the bluuues ! »
Bon, moi je n’ai pas encore d’enfants donc pas encore eu le bonheur d’avoir l’envie de me pendre dans ma douche…

Retour à mon épuisement professionnel. Dur de réaliser que le corps criait à l’aide depuis des mois : des insomnies à répétition, un système digestif en vrac (si tu te poses des questions avant ta colo- ou ton endoscopie, demande-moi, je t’expliquerai tout le déroulement, t’inquiètes), un dos qui se bloquait au moindre effort, une perte d’appétit, une démotivation pour à peu près tout et une humeur massacrante.

Je ne remercierai jamais assez mon amoureux de m’avoir supportée chaque jour durant cette longue période.

Encore plus difficile d’admettre que c’est bel et bien le travail qui m’avait rendu dans cet état, moi qui avais toujours eu du mal à comprendre comment les gens pouvaient en arriver à des extrémités pareilles, voire jusqu’au suicide « juste à cause du boulot ». J’avais toujours considéré que la vie personnelle et la vie professionnelle constituent un équilibre et que le travail, seul, ne peut pas et ne doit pas amener une personne à être malade jusqu’à épuisement. Force était de constater que mes convictions volaient en éclats.

Je me suis donc soudainement retrouvée à la maison. Plus de retour au travail. Nous venions tout juste d’emménager à Annecy, je ne connaissais donc quasiment personne. Cependant, j’avais au moins un projet à mener à bien au quotidien puisqu’il fallait assurer la coordination des derniers travaux de l’appartement. Sans compter l’organisation de notre mariage prévu pour l’été ! J’ai pu me remettre à faire des to-do list à foison, pour les travaux, le mariage, les tâches ménagères avec un jour fixe pour les courses, des menus établis à la semaine, un jour pour le ménage, un autre pour les lessives etc. Une parfaite Bree Van de Kamp en somme ! Ce sentiment de contrôle me faisait du bien (Monica Geller, ça te parle ?), il y avait au moins ces aspects-là de ma vie qui ne foutaient pas le camp.

Mon licenciement m’a été annoncé à Noël et cela s’est avéré un énorme soulagement

Le plus beau cadeau que l’on puisse me faire. Avoir la certitude de ne plus remettre les pieds au bureau m’a permis de me délester d’un poids.

Cela n’a pourtant pas suffi à ce que je me sente mieux. Les mois ne se sont pas passés en douceur, ah non mon ami, il a fallu en ch*** pour remonter la pente ! Je me refusais à prendre le traitement antidépresseur que la psychiatre me conseillait (à chaque foutue séance) et allais chercher de l’aide du côté de la naturopathie, des massages thérapeutiques et du Reiki grâce à mon amie Christelle et aussi auprès d’un hypnothérapeute.

Je m’efforçais au quotidien de mettre en pratique le fameux « lâcher prise » dont on nous rebat les oreilles et d’être beaucoup moins dans l’anticipation. Exercices très difficiles puisque me retrouver au chômage, sans savoir quand j’allais retourner travailler et encore moins où, est très anxiogène pour moi qui ai été élevée dans la sacrosainte valeur travail et avec le mantra suivant : « il faut faire de bonnes études pour avoir un bon travail pour bien gagner sa vie et s’acheter une belle maison ».

Je n’osais pas faire des rencontres à Annecy de peur d’avoir à répondre à cette question piège « Et tu fais quoi dans la vie ? ». « Oh bah moi je suis une sous-merde qui n’a pas tenu le choc de mon dernier job et qui a fini en arrêt maladie jusqu’à se faire virer. Et depuis, bah je suis au chômage ». Ce satané sentiment de honte me collait à la peau et il n’a toujours pas complètement disparu d’ailleurs. J’essaie de le travailler en mentionnant le burn-out, sans faire la grimace, à chaque fois que l’on me pose LA question fatidique lors d’une nouvelle rencontre.

Le côté positif de la 1ère année, puisqu’il faut bien en trouver un, c’est que l’on a pu se sentir bien chez nous, relativement vite et que l’on a ensuite vécu un super mariage qui a tout déchiré, en Bretagne (même qu’on était tout beaux vu qu’on mangeait relativement sainement avec mes menus à la semaine) !

Est alors arrivé le temps de la rentrée… et avec lui, l’angoisse de ne pas savoir quoi faire de ma vie professionnelle

L’automne n’est déjà pas ma saison préférée mais me retrouver au pied du mur à ne plus savoir quoi faire a été d’autant plus difficile à vivre ! Je passais alors beaucoup de temps au Bar Roux d’Heure que je venais tout juste de découvrir, en me réconfortant à grands renforts de thé et gâteaux. L’ambiance apaisante qui y règne me faisait et me fait toujours beaucoup de bien.

Ces moments hors du temps chez Le Roux m’ont permis de prendre conscience que les postes que j’avais occupé depuis la fin de mes études n’avaient jamais eu de sens pour moi, que j’avais toujours ressenti ce décalage avec mon entourage et mes collègues, que ces boulots ne m’avaient pas apporté grand-chose sur le plan intellectuel comme sur le plan humain et que le manque de reconnaissance dans mon dernier job m’avait beaucoup affectée.

Tu noteras que j’ai un mal fou à utiliser le terme « métier » tant le sentiment de ne pas avoir exercé un métier digne de ce nom est fort chez moi.

En me gavant de pâtisseries du Roux, j’ai petit à petit pris conscience qu’au fond de moi, je ne souhaitais pas retourner en marketing et pas dans le secteur pharma.
Restait à savoir ce que je voulais faire à la place. Je ne ménage pas le suspense, à cette heure où tu me lis, je ne suis toujours pas au clair.

Ne parvenant pas à répondre à cette question, je détournais mon attention sur l’organisation du voyage de noces et m’intéressais en parallèle à l’accompagnement à la reconversion professionnelle. Notre choix s’était porté sur l’Afrique du Sud et mon dévolu s’était jeté sur Sylvaine Pascual d’Ithaque Coaching (après avor été une lectrice assidue de son blog depuis 2 ans !). J’ai entamé mon accompagnement à Noël, un an pile après mon licenciement et nous nous sommes envolés pour le plus beau des voyages à la fin janvier.

Après cette trêve « honey moon » de rêve, retour à la réalité ! Avec en toile de fond quelques secousses dans la sphère privée, les aléas de la vie auxquels nous sommes tous confrontés et qui nous font parfois mettre au second plan ce qui nous semblait prioritaire quelques jours plus tôt.

Toujours est-il qu’à compter de ma première séance de coaching, il m’aura fallu 3 mois pour admettre que le statut d’indépendant et/ou de créateur d’entreprise me titille mais que les blocages sont nombreux et que je dois m’y attaquer. Sans concept et sans idée, difficile toutefois de se projeter.

Je me suis donc informée au maximum sur la création d’entreprise en me rapprochant de la CCI. J’ai participé à différents ateliers, emmagasiné de l’info et j’ai décidé en parallèle d’être active sur les réseaux sociaux afin de crier sur les toits mon amour pour l’énergie particulière d’Annecy.

Depuis que je suis sortie de ma grotte, j’ai la joie de rencontrer des personnes enrichissantes et inspirantes qui me rappellent qu’en réalité, tout est possible tant que l’on est prêt à tenter l’aventure

Sauf que visiblement, on n’a pas tous le même capital audace. A ma naissance, je pense qu’on a mis tous les points dans la fonctionnalité « angoisse » et qu’il en restait du coup très peu pour la caractéristique « assurance, intrépidité »…

J’ai encore à l’heure actuelle du mal à réaliser que se remettre d’un burn-out, c’est long. Et bien plus long que ce je m’étais figuré. Il y a aussi cette volonté utopique d’identifier le job parfait, dans lequel je me sentirais 100% épanouie et il y a cette peur, plus profonde, de revivre un épuisement professionnel. Je pense pourtant être au clair sur les aspects de ma personnalité qui ont « provoqué ma chute » et j’ai à cœur de ne pas reproduire les erreurs commises par le passé. Toutefois, savoir s’affirmer, exprimer clairement ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas sans imposer, établir et faire respecter ses limites sont autant de compétences qui nécessitent un apprentissage quasi quotidien à mon sens.

Ma satisfaction, en revanche, réside dans le fait que je parvienne progressivement à identifier ce qui me fait vibrer et ce dont j’ai besoin pour me sentir bien dans un job. J’ai donc quelques pistes à explorer mais encore une fois, la trouille a cette fâcheuse tendance à me rattraper et, étrangement, ma timidité s’y met aussi.

Alors, j’en prends l’engagement devant toi cher lecteur, je vais aller explorer ces métiers et univers qui me font envie avant d’affirmer que « nan… c’est pas pour moi ! »

Parce que ça, ça été ma spécialité. Avoir des idées de reconversion, mais avoir aussi dans la foulée environ 62 objections. Exemple, professeur des écoles : après tout, c’est le métier que je voulais exercer jusqu’à mes 16 ans, j’adore les enfants, je suis de nature patiente, pédagogue et j’ai à cœur de transmettre le savoir. Sauf que les conditions du concours et de l’affectation me révoltent, tout autant que la lourdeur et la rigidité de l’Education Nationale. Ok, next.

Ce dont je suis certaine à l’heure actuelle, c’est que j’adore :

  • faire des rencontres, échanger, découvrir, partager avec les autres, transmettre et enseigner
  • manger (et cuisiner aussi)
  • organiser des évènements, des expériences ou des voyages
  • écrire

 

Reste à savoir ce que je vais bien pouvoir faire de tout cela… Si tu as des idées de métiers ou concepts combinant tout cela, n’hésite pas une seconde, « fais péter » !

 

36 comments

  1. Merci Nadia de partager ça c’est un plaisir de te lire ! Je ne m’inquiètes pas trop de ta future carrière, pour ce que je connais de toi tu es super dynamique, pleine de ressources, d’enthousiasme, tu apprends vite et fais les choses bien, je suis sûre que tu es sur le bon chemin pour l’épanouissement pro, en tout cas je te le souhaite !

    1. Merci beaucoup Marion, ça me touche énormément ce que tu écris là. Je ne sais pas encore où je vais professionnellement parlant, mais j’ai l’intime conviction que cela s’annonce bien meilleur que mes expériences passées.

  2. j’espère que les personnes qui sont dans ce cas, liront ton article ! Moi je pense que tu vas te servir de cette épreuve de la vie pour mieux rebondir 😉

    1. Merci Laetitia pour tes encouragements ! C’est vrai que dans le fond, je me dis que forcément du positif émanera de cette épreuve et que je vais finir par enfiiin m’épanouir professionnellement 🙂

  3. Bonjour,
    Bel article, bien écrit !
    Peut-être le métier de chargée de communication pourrait vous correspondre ?
    Amicalement

    1. Bonjour Ophélie,
      Merci beaucoup pour vos encouragements !
      J’ai dû faire une recherche Google pour être au clair sur le métier de chargé(e) de communication..! La description du métier, en effet, me séduit. n allant au-delà de ma peur du retour en entreprise, je réalise que tout dépend de la société/l’activité/le produit sur lequel communiquer… tant que cela reste en acord avec mes valeurs et mes envies, il est vrai que je n’ai pas de raison valable de me « braquer ».
      Merci donc pour cet éclairage !

  4. Le burnout… un hurlement de l’âme et du corps pour dire qu’on n’est pas à sa place, que l’on n’est pas aligné avec nos valeurs.. Très bel article, que je vais partager, sur une épreuve que j’ai aussi vécue et dont je suis sortie TRANSCENDEE. C’est l’occasion d’un nouveau départ Nadia, et on en parle très vite !!! Belles fêtes de fin d’année.

    1. Merci Jocelyne pour votre partage et un plus grand MERCI encore pour nos rencontres et tout le bien que vous m’avez apporté récemment.

  5. Je suis que tu trouvera ta voie. Cela ne fait pas très longtemps qu’on se connaît, mais tu es une belle personne avec une très belle énergie. Des personnes comme toi, ça ne cours pas les rues crois moi. Et c’est ce qui fera que lorsque tu aura choisi le bon chemin, tu va tout déchirer 😉
    Merci pour ce beau partage en tout cas ! Et on est pas si déférents finalement, le craquage professionnel j’ai bien connu
    Bisous du Roux !

    1. Wouaaaah Sébastien, un énorme MERCI pour ton message qui me va droit au coeur. Merci pour ces beaux encouragements que je garde précieusement et dont je vais tacher de me souvenir à chaque fois que la baisse de moral et la crise de doutes pointeront leurs nez.
      C’est assez amusant parce que la 1ère fois que j’ai mis les pieds chez Le Roux, je me suis sentie bien et je me suis sentie inspirée par toi ! Alors, bien timide et soucieuse de ne pas te déranger dans ton travail, je n’osais pas tellement engager la conversation mais tu m’as de suite inspirée ! Je maintiens que l’on aime et l’on va chez le Roux pour la qualité de la cuisine, l’ambiance unique mais aussi et beaucoup pour Le Roux et la Brune !

  6. Whaou je viens de découvrir le partage de ton expérience vécue et c’est hyper touchant et…tellement parlant pour moi qui ai parfois un peu le même genre de blocages (100 questions à la minute dans la tête et ces satanées craintes de se lancer, d’oser ) mais qui s’envolent quand on a des retours positifs!
    Mais le plus drôle aussi c’est ce que tu dis à la fin à partir de « ce que j’adore » car c’est en fait le descriptif de ce que je fais pour les guides (ecothentic) : découvertes, échanges, rencontres, écriture et que j aime malgré les difficultés du monde de l édition.
    Au plaisir de se revoir et d échanger!

    1. Merci beaucoup Aurélie pour ton message ! Cela me fait du bien de lire que je ne suis pas siiii torturée… ou en tout cas, on est au moins deux !
      C’est drôle de se découvrir tant de points communs, ce serait avec grand plaisir pour se revoir autour d’un déj !

    1. Un immense MERCI Sylvaine pour cet article qui me fait l’effet d’un cadeau inestimable.
      Si l’on m’avait dit que je figurerais sur votre site à l’époque où je découvrais tout juste vos articles, il y a bientôt 3 ans de cela..!

  7. Bonjour Nadia comme toi j ai fais un burn out en novembre 2016 et n’ai pas repris d’activité depuis. Tous ces sentiments et ressentis (culpabilité, etc…) oh combien ils font écho en moi. Moi aussi j’ai cherché ma voix de reconversion et je me suis lancée en tant qu’ indépendante depuis décembre 2017 mais j’avoue que je suis encore paralysée par la peur. Mais petit pas par petit pas….ton article est vraiment super et je suis de tout coeur avec toi ! Si tu veux partager en mp: magabarthez@hotmail.fr.
    on va arriver !!!

    1. Bonjour Magali,
      Je te remercie pour ton message et dois dire que je suis admirative de ton temps de « guérison »… tout juste 1 an ! (ne pas se comparer Nadia, ne pas se comparer ! m’enfin quand même… je me trouve VRAIMENT lente…)
      Tu peux te féliciter de t’être lancée il y a peu, en dépit de la peur qui persiste. Tu vas de l’avant et c’est formidable.
      Pour ma part, je commence tout juste à expérimenter, à explorer certaines pistes qui me titillent. Et la peur est bien là et s’amuse à me freiner, subrepticement. Le tout étant de ne pas la laisser nous paralyer j’imagine !

  8. Bonjour Nadia,

    Je viens de parcourir ton blog via un article publié par Ithaque Coaching (que je suis depuis plus d’un an…), et tu m’as fait du bien, tu pétilles sur tes écrits, ton blog, ta page facebook…Je retrouve un peu de moi dans ton histoire (burn-out, reconversion, pleins d’idées, anxiété, indépendance, euh liberté quoi!!!, …).
    Je viens de signer une rupture conventionnelle avec mon ancien job, très excitant mais tellement effrayant, besoin de sécurité partout où je vais, de filets au cas où, bref, impossible pour moi aujourd’hui d’entreprendre sans avoir mûrement réfléchi mon truc…Alors oui je te comprends tellement!!! Je me vois tout faire!!! Et pourtant, je ne sais toujours pas où je vais…
    L’Univers me demande de lâcher prise et de procéder pas à pas, tant que la joie me guide je suis sur le bon chemin…
    Mon entourage n’a aucun doute sur mes prochaines réussites, et moi de douter encore encore…Bref il se trouve que je commence à accepter cette partie de moi qui me montre à sa manière le chemin à prendre, mais bon là j’ai décidé que mes prochains temps d’hésitation seraient moins longs que les précédents, j’ai décidé de faire plus confiance à ma boussole intérieure, de me faire confiance…

    Alors ma belle, continues de vivre ses moments que tu t’octrois, tu mérites!!! Le secret d’une belle vie serait sûrement de vivre l’instant présent! Célèbres la belle personne que tu es, dès l’instant que tu rayonnes tu es déjà là où tu dois être!

    Merci pour ton partage, ça me rappelle que je suis aussi sur le bon chemin, j’avais un petit coup de mou, tu m’as reboosté dites donc, merci, merci…

    Véronique.
    Au plaisir de te lire et d’échanger!

    1. Un grand MERCI Véronique pour ton message ! Merci pour tes jolis compliments et merci pour tes voeux d’avenir, cela me touche énormément.
      Je suis désolée de lire que toi aussi tu as vécu ces étapes douloureuses mais je reste convaincue que c’est tout ce qu’elles sont, des étapes. Que par la suite, nous serons plus à mêmes de nous écouter (écouter la boussole intérieure comme tu l’exprimes si bien, chose que j’avais totalement perdue !) et de vivre des vies professionnelles davantage en accord avec nos valeurs et nos appétences.
      « Lâcher prise » est clé, cette notion est partout mais force est de constater que cela est relativement difficile à mettre en pratique lorsque, comme toi et moi, nous avons besoin de sécurité. Vivre l’instant présent, vivre en pleine conscience, encore une fois, c’est une chose d’être convaincu(e) que c’est la meilleure façon d’aborder les choses, mais si difficile pour ma part à mettre en application !
      Et je constate au travers de ton témoignage que notre côté « touche à tout » à toutes les deux ne rend pas les choses plus aisées 😉
      Mais mais mais, gardons espoir et faisons-nous confiance comme tu le dis si bien !

  9. Bonjour Nadia,

    étrange nous n’avons pas que le prénom en commun. Hormis le job d’origine j’ai la même expérience (licenciement inclu), les mêmes foutues idées de métier avec les mêmes blocages associés, les mêmes centres d intérêts sans savoir quoi en faire. Je n’ai pas encore fait appel à un coach, jeune maman je commence par me reprendre en main doucement car je sors enfin la tête de l’eau du mon burn.
    Pareil je commence à me dire que l’idée du métier parfait 100% réussite n’existe pas et que finalement reconnecter avec mes propres valeurs est le plus important.

    je te souhaite plein de belles choses

    1. Bonjour Nadia,
      Je te remercie pour ton message et ton partage d’expérience. C’est assez troublant toutes ces similitudes didon !!!
      Je suis désolée de lire que tu as toi aussi les mêmes expériences douloureuses et ne peux que t’encourager à parcourir les articles du site d’Ithaque Coaching https://www.ithaquecoaching.com qui est une vraie mine d’or pour aborder les choses l’une après l’autre et nous aider à y voir plus clair.
      Si cela t’est possible, je te recommande vivement un accompagnement auprès d’Ithaque. Sylvaine m’a été et m’est encore d’une grande aide. Je ne voyais pas tellement de solution à ma situation à l’époque où je l’ai sollicitée et elle m’a permis d’identifier mes blocages. Sans cela, je ne vois pas comment j’aurais pu surmonter cette épreuve, coincée entre la culpabilité et la peur.
      Comme tu l’exprimes si bien, reconnecter à ses propres valeurs est capital et c’est ce qui nous permettra à toutes les deux de définir une vie professionnelle qui nous corresponde davantage et qui nous apporte satisfaction.
      J’ai la conviction que ce qui nous arrive est un mal pour un bien et qu’il vaut mieux en passer par là plutôt que réaliser plus tard que nous sommes « passées à côté de nos vies » en quelque sorte.
      Je te souhaite une belle reconstruction Nadia et plein de belles choses avec ton bébé qui est déjà un bel accomplissement !

  10. Merci Nadia pour ce partage. J’ai fait un burn-out en 2013, je travaillais dans le marketing et j’ai veçu la même chose que tu décris. Après, j’ai demarré mon business et ma vie est très differente aujourd’hui. Merci pour le courage de partager le burn-out « pendant » et pas seulement « après ». Je te souhaite plein de projets et de bonheur !

    1. Merci Diana pour ton message et pour ton partage.
      Je trouve formidable que tu te sois maintenant dirigée vers l’accompagnement et puisse faire profiter les autres des enseignements que tu as tirés de ta propre expérience.
      Merci également pour tes encouragements et je te souhaite à mon tour plein succès dans ta nouvelle vie professionnelle !

  11. Bonjour,
    Très intéressant, vécu la même chose en 2015 en tant que chef de produit dans un labo pharmaceutique (peut être le même???). Du coup remise en question, questionnements et début de la reconversion.
    Suis toujours dans le même labo pour l’instant, mais pas en marketing.

    1. Bonjour Hélène,
      Merci beaucoup pour ton message ! Je suis désolée de lire que tu as toi aussi vécu un burn-out (moi je bossais en Suisse, dans un tout petit labo).
      C’est génial que tu aies entamé une renconversion ! A côté de ton poste actuel ou est-ce que tu te reconvertis dans la même boîte ? Je suis admirative de cette capacité à rebondir, je me trouve pour ma part assez statique…
      Je te souhaite en tout cas le meilleur pour les jours à venir et ne lâche pas tes remises en question parce qu’à priori, elles te rendent service 😉

  12. Bonjour Nadia,
    Je viens de découvrir ton article grâce au blog Ithaque Coaching. Je te remercie de partager ton histoire. Je suis persuadée que cela n’a pas du être évident mais à te lire on sent une délivrance et surtout une joie. Je suis aussi touchée par ton témoignage car je vis la même situation depuis 1 mois. J’ai fait un burn out et j’ai encore du mal à l’accepter car comme tu le dis plus haut, la culpabilité revient vite au galop . Je me prends en main en voyant une coach professionnelle, et je me dis que tout ira pour le mieux. Tu as raison, que du positif ne peut émaner de de cette épreuve. Alors tu peux imaginer que lire ton histoire me fait le plus grand bien et me rassure pour la suite. Je te remercie.

    1. Bonjour Anaïs,
      Je te remercie pour ton message qui me touche beaucoup.
      1 mois tout juste après ton burn-out, être capable d’entamer un accompagnement avec une coach professionnelle me bluffe comme tu n’as pas idée ! Quelle force, vraiment…
      Moi, 1 mois après, j’étais incapable d’entamer quoique ce soit. L’objectif était simplement de se sentir mieux en faisant des choses que j’aime (sauf qu’à ce stade, je ne savais même plus ce qui me procurait du plaisir…).
      Félicitations donc pour ton aptitude à te relever. Et tu as bien raison de rester positive car, dans le fond, ceci n’est qu’une étape avant un nouvel avenir professionnel plus réjouissant.
      La lecture des articles du site d’Ithaque Coaching m’a beaucoup aidée, tout comme l’accompagnement avec Sylvaine d’Ithaque donc je ne peux que t’encourager à continuer d’explorer ce site ainsi que toutes les précieuses ressources dont il regorge.

  13. Bonjour Nadia,
    j’ai également pris connaissance de ton blog via le site d’ithaque coaching.
    je suis impressionnée par l’effet miroir de ton témoignage: que ce soit tes ressentis autour du burn out et ta personnalité… Je me retrouve énormément (comme beaucoup d’autres internautes si j’en crois les retours). Tu arrives à mettre en mots ce que j’ai moi-même parfois du mal à exprimer. C’est éclairant et rassurant pour ceux qui n’en sont pas encore là. C’est une preuve du chemin que tu as pu faire depuis tout ce temps. Comme le signal une personne plus haut, c’est important d’évoquer cette étape intermédiaire pendant laquelle il faut faire la lumière autour de soi et en soi. (Re)Faire connaissance avec soi à l’âge adulte, c’est difficile et cela prend du temps mais c’est probablement une des plus belles rencontres à faire et la plus prometteuse.
    C’est aussi courageux de se lancer dans l’écriture d’un blog et de se mettre à nu donc bravo!

    « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Sénèque

    1. Bonjour Cécile,
      Mille mercis pour ton message, c’est fou comme je ne mesure pas à quel point nous sommes nombreux à connaître ce phénomène de burn-out… Je me suis sentie paralysée en recevant autant de réactions, cela me désole de lire que je ne suis, hélas, pas un cas isolé.
      Comme tu l’écris si bien, il est effectivement difficile de se reconnecter à soi-même, à se découvrir réellement mais, comme tu le dis, je reste convaincue que l’avenir n’en sera que meilleur.
      Merci pour tes encouragements et c’est amusant, j’affectionne moi aussi cette citation que l’on doit à Sénèque 😉

  14. Bonjour Nadia, merci pour la simplicité de
    vos mots, pour exprimer vos maux passés et potentiellement futurs…il s’agit là d’une Force que peu de personnes ont.
    En même temps, ce que cela met au grand jour est que l’on est toujours plus
    soi-même lorsque l’on sait naviguer à merveille dans les paradoxes de notre personnalité…sans se soucier du regard des autres, ou tout du moins en les prenant juste pour des Feed-back.
    Je vous souhaite le meilleur pour la suite, et ai la conviction…qu’elle est juste là, à quelques millimètres. Bien à vous Renaud

    1. Bonjour Renaud,
      Un immense MERCI pour votre message ici, il m’a beaucoup touché et c’est bien pour cela que j’ai mis tant de temps à réagir !
      Merci pour vos encouragements, vous lire me rebooste.

  15. Bonjour Nadia,

    Moi, j’ai fait quelque chose de non identifié !! 😉 Proche de la fibromyalgie, mais j’ai continué à travailler avec ce carcan, pensant que si je ne me levais pas le matin pour aller travailler, ce serait ma perte !! Et bien en effet, j’y ai perdu définitivement la santé !! Et au fond de mon lit, j’ai eu tout le temps de « méditer » sur ma vie ! Un jour, j’en suis sortie (du lit !) et je me suis posée les bonnes questions, avec bilan de compétences, tests psychologiques, tests d’aptitudes…. J’ai eu la révélation ! J’étais faite pour le métier que j’exerçais depuis 15 ans… Drôle, non ? Sauf que je me suis aperçue que c’était le « comment » qui était important, depuis ce moment (j’ai mis 3 ans à comprendre, si si !), j’ai revu toutes mes priorités, plus de perfectionnisme à outrance pour obtenir les meilleures appréciations qui ne viennent jamais sauf quand on a besoin de vous, au diable les futilités, le regard tourné vers l’avenir (j’ai 58 ans, et je pense à l’avenir ;), et oui !), plein de bons petits moments en famille, des formations personnelles inspirantes, le plein air, marcher, nager, danser….Ma vie a repris tout son sens : j’écris des ouvrages scolaires, j’ai un site Internet et mes élèves me remercient pour la réussite à leurs examens !!
    Alors, courage, c’est long, mais il ne faut pas arrêter d’avancer, d’apprendre, de bouger de se libérer !! Ça en vaut la peine !!
    Belle journée

    Nadine

    1. Bonjour Nadine,
      Un grand merci pour votre partage ici et toutes mes excuses pour mon temps de réaction. Cela me surprend tellement de recevoir autant de témoignages. Le burn-out est donc si répandu !?
      Je vous remercie pour vos encouragements et pour vos précieux conseils : le plein air, bouger, apprendre, se libérer. Je garde en mémoire et je vais tâcher de mettre en application !

  16. Bonjour!

    Chouette article dans lequel je me reconnais en partie!

    En juin 2016, j’ai été en arrêt deux semaines, car je frôlais le burnout. Je n’en pouvais plus. j’étais à bout, à bout de force et surtout frustrée et en colère de ne pas avoir de reconnaissance et de ne pas trouver de sens dans mon travail.

    Finalement, c’est en octobre dernier, dans une période de très grande pression, que j’ai eu un vrai déclic. Je veux faire quelque chose dans lequel je crois et qui a du sens pour moi: la protection de l’environnement….

    Depuis, je ne cesse de faire des choix en accord avec mes besoins et que je n’aurais jamais osé faire il y a encore 6 mois. Entre autres, je fais maintenant une pause. Je me repose, je prends mon temps pour réfléchir à la suite. Je me suis inscrite à des formations en ligne. J’ai compris que je ne veux plus travailler… si cela implique travailler comme avant.

    Mais surtout, j’ai envie de monter mon projet, ma boîte ou voire mon ONG. Je ne m’étais jamais vue comme une entrepreuneuse mais comme quoi, on change… Evidemment, tout comme toi, je vois des objections par ci, par là. Pour commencer: l’argent. Pour le moment, ça va, mais je ne pourrai pas rester indéfiniment sans revenus. J’ai une petite famille et même si mon compagnon me soutient, mes choix ont forcément une incidence sur mon entourage proche.

    Mais je reste pour l’instant positive. Je sens que c’est le bon choix… Je connais une coach à qui je vais faire de nouveau appel et on verra ce que ça donne. Je lis aussi les billets d’Ithaque qui m’inspirent et m’encouragent.

    « Petit à petit », me dis-je. « Rome ne s’est pas faite en deux jours ». 🙂

    Bonne chance à toi dans ta quête!

    1. Merci Stef pour ton témoignage. Je mets du temps à répondre aux commentaires parce que j’ai besoin de digérer à quel point nous sommes nombreux à passer par cette épreuve et à quel point cette étape boulverse nos vies.
      Mais je suis bien d’accord avec toi, faire des choix qui soient en accord avec nos besoins propres est vraiment clé et ce n’est que comme cela que l’on peut réellement avancer.

  17. Bonjour Nadia,

    Votre témoignage est très touchant et respire la sincérité, ainsi que le disait Sylvaine Pascual (moi aussi je la lis depuis quelques temps !), je vous souhaite de tout cœur de remonter la pente et je sais que ce n’est pas toujours évident car pour avoir connu Madame Dépression, j’ai une petite idée de ce que vous avez pu traverser psychologiquement parlant. Après en lisant ce que vous aimez faire (cuisine, voyage, écriture), un mix de tout ça pourrait être « globe-trotteuse culinaire ». Cordialement,

    1. Bonjour Alexandra,
      Merci beaucoup pour votre message et merci pour vos encouragements sincères, cela me fait le plus grand bien.
      « Globe-trotteuse culinaire », vous n’avez pas idée à quel point vous visez juste ! Mon job de rêve : celui de Julie Andrieu avec « Fourchette et Sac à dos » ou de Fred Chesneau avec « Les Nouveaux Explorateurs » !!!

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